foodgeek | ragots et ragouts

Nu aux fourneaux!

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16% d'entre nous ont déjà cuisiné nus ou en sous-vêtements, révèle une enquête réalisée dans 27 pays pour Ikéa sur l'univers de la cuisine. Autres scoops : il n'y a que 15% des hommes, en moyenne, à préparer la popotte. 24% de gourmands remettent la cuillère dans le plat après l'avoir léchée, et 36% d'assoiffés ont déjà bu directement au robinet.

Marie France - janvier 2006



Le 9-3 en force!

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Alors là, gros gros coup de coeur. La Villa 9 Trois, c'est une sorte d'alchimie qui vous donne le sourire et vous met de bonne humeur pour le week-end. Un soulagement quand on écume les restaurants sans trouver la note qui vous fera dresser les poils. Ici, on se dit "Ah, enfin!"

First thing first, Montreuil. Déjà, il faut y aller. Après, il faut trouver l'adresse. Habitant une ville voisine, je me suis dit qu'en partant quelques minutes avant l'heure de réservation, j'arriverai au lieu dit en deux coups de cuillères à pot. Erreur.... C'était sans compter les innombrables cul-de-sacs qui vous font tout à coup avoir un avis très tranché sur le métier d'urbaniste. Bref, après avoir joué au Starsky & Hutch en prenant 5 sens interdits à la suite, nous arrivons devant une grille indiquant "attention chiens méchants". Bizarre pour une entrée de restaurant, mais n'oublions pas que nous sommes dans une banlieue "chaude" (9 Trois = 9-3 = 93 = Seine St-Denis). L'adrénaline aidant, nous poursuivons notre chemin jusqu'à trouver la fameuse villa, qui n'est ni plus ni moins qu'une villa. Logique me direz-vous, mais après toutes ces péripéties, on s'attendait quand même à un cadre plus haut en couleur (et où sont les chiens?).

L'intérieur en revanche est nettement plus sophistiqué. Les tables sont grannnnndes, espacées, les sièges sont larges, le feu crépite dans la cheminée; on se sent d'emblée très à l'aise. Un conseil : une fois les fesses confortablement posées à la Villa 9 Trois, laissez-vous faire. Osez les mets originaux et partagez avec vos amis, tout invite ici au plaisir des papilles.

1/ le service
Le mettre en 1, je l'assume. Si les serveurs n'avaient pas été aussi sympathiques, prévenants et causants dès notre arrivée, nous aurions sans doute passer une soirée totalement différente.

2/ la clientèle
Très eclectique. Potes, beaux-parents ou boss : peu importe du moment qu'on accepte de quitter le centre de Paris.

3/ la cuisine
Gourmande de nature, curieuse par la force des choses, je me suis laissée tenter par la carte des entrées qui m'est apparue bien plus intéressante que celle des plats. J'opte donc pour deux entrées : d'abord un gâteau de céréales, grosses crevettes sauvages glacées, tapenade aux anchois et gingembre. Grand moment de gastronomie inventive grâce au festival de saveurs et de textures fort bien maîtrisé. Ensuite, mille-feuille de parmesan, magret fumé et séché, figues, chicon, vinaigrette au miel. Très bon aussi, mais j'avoue que le gâteau de céréales m'a tellement scotché que le mille-feuille, moins liant, avait bien des efforts à faire pour arriver à procurer le même degré de satisfaction. Si j'avais eu le courage, j'aurais bien continuer jusqu'aux mikados gorgés de chocolat à tremper. Mais l'appétit est une espèce de petite chose capricieuse à qui l'on ne peut imposer ses désirs. Dommage...

Pour l'anecdote, sachez que le chef Stéphane Reynaud est aussi l'auteur du livre "Cochon & Fils" paru chez Marabout. Si vous fréquentez comme moi les rayons "Cuisine" des librairies, vous n'avez pas pu louper sa jolie couverture, toute en vichy rose.

Menu à 40 €
Plat du jour à 32 €

Villa 9 Trois
71 rue Hoche (ne faîtes pas la même erreur que nous, ne prenez pas l'entrée par le 28 rue Colbert)
93100 Montreuil-sous-Bois
Tél : 01 48 58 17 37
www.villa9trois.com



Les From'Girls

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Après les pompiers, les policiers... voici le calendrier des From'Girls. A chaque page, une femme peu vêtue et un fromage au lait cru. Le but : relancer la consommation de fromages, dont une cinquantaine ont disparu en trente ans.

Le Point - 1/12/05



Pozzetto, Pozzetta, Pozzetti, Pozzette

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Le pluriel de gelateria, c'est gelaterie. Et ça, on ne le répétera jamais assez. Non, jamais assez.

Et des gelaterie, depuis un an ou deux, il commence à y en avoir partout.

Ma théorie: on va vite atteindre la limite de l'appétit des Parisiens pour ces crèmes glacées, surtout en hiver.

La pratique : en fait, peut-être pas.

Pour me faire changer d'avis, il eu suffit d'un petit voyage chez Pozzetto, rue du Roi-de-Sicile.

Avec un décor moderne, farfelu et "rafraîchissant" ainsi qu'un personnel très serviable, on sentait dès l'entrée que c'était bien parti...mais on se méfiait quand même des "meilleurs gelati de Paris" (et oui, le pluriel de gelato, c'est gelati...et ça, on ne le répétera jamais assez) annoncés par notre escorte, un gars sehr sexy.

Zabaglione (le pluriel, c'est zabaglioni), praline, chocolat, noisette, vanille...on ne fait pas dans la dentelle, on essaye tout. Et sans aucune déception, surtout avec une glace praline câline et maligne et coquine et sublime qui donne bonne mine. Aucune exaggerazione.

Mais la crème de la crème glacée, fut...le chocolat chaud. Ou plutôt, une sorte de "fondue au chocolat buvable" si épaisse, si riche, si onctueuse qu'on en oublierait ses règles de grammaire italienne.

On garde un moment de silence en mémoire du chocolat chaud du Fumoir qui jusqu'ici restait l'élu de notre coeur.

Pozzetto
39 rue du Roi-de-Sicile
75004 Paris