Marre du froid polaire et de la Laponie de saison? Notre cadeau pour Noël : un voyage au Pays Basque, idéal pour réchauffer les âmes et les palais. Et comme ce havre de paix et de saveurs a abrité mon dernier road trip culinaire, je vous ouvre mes carnets de voyage.


Première étape, St Sébastien, côté espagnol et résidence des très talentueux chefs de la nouvelle cuisine basque Martín Berasategui et Juan Mari Arzak. Détail non-négligeable, St Seb est la ville du monde comptant la plus forte densité d'étoiles Michelin par habitant -soit 15 pour 180 000 personnes (lisez vous-mêmes).

Normal dans ces conditions d'y avoir fait l'un des tout meilleurs repas de ma vie, au restaurant Kursaal de Martín Berasategui, situé dans le palais des congrès local, un gigantesque cube qui s'avance sur l'océan. Un repas d'autant plus mémorable que mon ami et moi avons été les seuls clients du restaurant pendant toute la durée du déjeuner -soit de 13h à 15h30. Vous imaginerez donc un service des plus attentifs.

Mais d'entrée de jeu, une ombre au tableau : le design du Kursaal. Certes la vue derrière les grandes baies vitrées est imprenable, mais les murs ardoise et les gigantesques photos qui y sont pendus sont du plus triste effet, surtout quand on y ajoute du terne mobilier scandinave. On se dit alors que le contenu de l'assiette a bien intérêt à capter toute notre attention...



Sur la carte, les propositions sont convaincantes et incroyablement abordables. Les deux plats les plus chers effleurent tout juste les 30€ : "Filet de veau rôti, fumé et reposé sur un boudin de porc ibérique" (29,50€), "Légumes de saison au homard" (27,50€). A noter, la touche de nostalgie au menu : chaque plat est précédé de son année de "naissance" -et franchement, le millésime 1996 était visiblement particulièrement créatif, avec son "Riz crémeux à la moelle et au poulpe".

Devant la renommée du très aguerri Martín, nous optons pour un menu dégustation au titre prometteur : "Le Meilleur de la Cuisine de Martín Berasategui". 7 plats, 5 années de naissance, et que du très attirant :



Comme moi, le prix vous a certainement fait tilter : un menu dégustation à 58,50€, ça laisse rêveur, non?

Alors continuons ce doux rêve en images, grâce aux photos capturées par mon charmant compagnon de table...

En amuse-bouche, un mini gazpacho relevé au balsamique, mise en bouche ludique et énergique




En entrée n.1, le millefeuille caramélisé de foie gras, parfumé et tenace avec son audacieux mariage d'anguille fumée et de pomme verte




En entrée n.2, l'huître Belon avec son très sensuel consommé de homard, de café et de curry, à la fois mousseux et velouté, onctueux et craquant




En entrée n.3, les légumes de saison au homard, frais, acidulé et chantant, dissimulant un homard charnu à souhait



La suite! la suite! Prochain épisode demain...