foodgeek | ragots et ragouts

La French gastronomie, patrimoine mondial de l'UNESCO?

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Entre des serrages de poignes au Salon de l'Agriculture -ponctués par un pétage de plomb désormais culte-, Nicolas Sarkozy a eu le temps d'annoncer la prochaine candidature de la France auprès de l'Unesco pour que son "patrimoine gastronomique" soit reconnu patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Cette idée avait été lancée fin 2006 par un groupe de gastronomes et de chefs, dont Marc Veyrat et Alain Ducasse.

La France, 1er pays à voir sa gastronomie inscrite au patrimoine de l'humanité? Une démarche à suivre, un an pile poil avant le 1er World Summit of Gastronomy organisé du 9 au 11 février 2009 au Japon.



Hamburger à la sauce typo

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Clin d'oeil à notre Cookie préféré qui revient tout juste de Barcelona, le travail magnifique du studio espagnol Vasava.

Une réalisation destinée à Hewlett Packard (cherchez l'erreur!), mais qui ouvrira grandement les appétits avant le déjeuner.




Il était une fois Paulette

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A Hollywood, quand les scénaristes ne font pas grève, on fabrique du rêve. Mais parfois, les hasards de la vie produisent les plus beaux scénario qui soient. Pour preuve, direction Rodéo Drive à la découverte de la fabuleuse histoire de "Paulette".

Il était une fois, Paule Koumetz et son mari Gérard, deux Français vivant à Los Angeles. Un jour, ils tombent sur l'émission Envoyé Spécial consacrée aux macarons, avec en guest star Christophe Michalak.

Là, c'est la révélation. Le couple ne souhaite alors plus qu'une chose : proposer les meilleurs macarons du monde. Mais sans expert, la tâche s'avère difficile. Ils contactent donc le chef pâtissier du Plaza et badaboum, "Paulette Bervely Hills" fut.

Avec Christophe Michalak à la création, Paule à la vente, et Gérard en tête pensante, le premier magasin haute couture autour du macaron voit le jour en septembre 2007. D'autres boutiques seraient prévues, toujours aux USA.

Un conte de fées comme on les adore. Longue vie à Paulette Macarons!!!

+ de photos sur le blog de Christophe Michalak



Omnivore Food Festival (OFF) 2008

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Si vous lisez régulièrement ce blog, c'est que vous aussi vous êtes foodgeeks. Inutile dans ce cas de s'étendre sur le pourquoi du comment du OFF.

En revanche, vous êtes en droit d'attendre de votre fidèle serviteur un compte-rendu par le menu des démonstrations culinaires de certains des chefs les plus innovants de notre époque. Malheureusement, les prouesses techniques des uns et des autres me sont un peu passées par dessus la tête. Mon truc à moi, c'est plutôt le feeling.

Voici donc un concentré de mon expérience sur ces deux jours de festival, riche en découvertes et rencontres palpitantes.

- Le lieu
Deauville en février, vidée du 92 d'habitude en force, sous un soleil radieux, c'est tout simplement le pied.

- L'ambiance
Jeune, détendue, conviviale. Nous sommes loin du SIRHA ou du salon Saveurs.... La relative promiscuité rendait le contact facile, aussi bien avec les chefs que les autres festivaliers. Autour du corner Lavazza, les langues se déliaient aisément, et autour du Dive, réunion de vignerons, je ne vous raconte même pas... Apprentis, chefs renommés, gastronomes curieux et avertis : de ce sympathique mélange se dégageait une atmosphère mi-récréative, mi-studieuse, visant à "mettre en commun les idées, les concepts, les expériences pour faire avancer la cuisine, mieux la comprendre et anticiper ses mutations sociétales ou économiques". Rafraîchissant.

- Les démos
Cuisine TV au cube. Pour quelqu'un comme moi (= pas doué de ses 10 doigts pour mitonner), les démos présentaient l'avantage de voir en live la facilité d'exécution de plats qui, sur le papier, s'avéraient complexes. En gros, ce que j'ai retenu (désolée par avance pour la simplification à l'extrême) c'est que :
1/ il faut toujours choisir des matières premières de qualité
2/ penser au goût avant la forme
3/ faire très attention aux cuissons
4/ laisser l'inspiration venir de plaisirs simples : les goûts de l'enfance, les plateaux télé, la nature version soft (les plantes) ou hardcore (les nids d'oiseaux, le dos d'un âne qui sue...).
Comme ça, on a l'impression que j'enfonce des portes ouvertes, mais c'est un fait. A force de vouloir époustoufler autrui, on en oublie les fondamentaux. Et promis, ce n'est pas moi qui le dit!

- Les "Cafés confidences"
Confortablement posés sur un canapé Ikéa, les chefs se sont confiés sans détour au micro de Sébastien Demorand et Luc Dubanchet, avec une honnêteté parfois déconcertante. Les interventions de Pascal Barbot et de Pierre Gagnaire furent à ce titre un pur régal. Le premier prônant la simplicité dans ce qu'elle a de plus évidente et remarquable. L'autre faisant voler en éclat les idées reçues : un grand chef qui dit ne pas aimer la cuisine, vous avez déjà entendu ça, vous?

- Mon classement sans queue ni tête
Mon chouchou absolu : Pascal Barbot, pour sa franchise, son enthousiasme, la justesse d'un discours mené à 2 voix avec son associé, Christophe Rohat, le très serein directeur de salle de l'Astrance.
Mon nounours des Pyrénées : Patrice Gelbart, pour son côté "je fais mon truc dans mon coin avec mes 20 couverts/jour. Le reste, je m'en fous."
Mon pote d'ailleurs : David Chang, parce qu'un coréen de New-York, spécialiste des nouilles japonaises (restaurant Momofuku), qui va sur un marché normand pour acheter des fromages qui puent, ça me plaît.
Mon icône fashion : Andrea Petrini, parce que. Fallait être là.
Mon rescue ranger : 2 flics à Deauville.

Palpitant, je vous dis!

+ de "vrais" compte-rendus :
Ouest France
Clin d'oeil gourmand
Chroniques du Plaisir
AFP
et le très attendu Figaro



Designer culinaire, un métier d'avenir

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Mardi soir, j'ai assisté à une conférence organisée par le Cercle Design et Marque à la Galerie Fraich Attitude. C'était tout bonnement fascinant.

Pour info, le Cercle Design et Marque est une association qui favorise les échanges et valorise les acteurs de la profession design. Des débats sont régulièrement organisés pour faire découvrir des talents et partager des réflexions débouchant sur des finalités concrètes. Le tout animé par Gérard Laizé, président du Cercle et directeur général du VIA (Valorisation de l'Innovation dans l'Ameublement), de manière très sympathique.

Le 1er débat de 2008 fut donc consacré au design culinaire. Si l'on compare au mobilier ou à l'architecture, la cuisine reste un domaine encore peu exploré du design, bien que celui-ci réponde efficacement à des problématiques tout à fait actuelles. Car le design culinaire ne se limite pas à dessiner des contenants toujours plus beaux et plus pratiques. Aujourd'hui, il participe à une véritable réflexion sur la nutrition, les nouveaux modes de vie, l'écologie...

Deux designers, diplômés de l'ENSCI (et pas de l'ESAD de Reims, ça change...), sont venus présenter leurs travaux, qui témoignent d'une démarche et d'un point de vue complètement différents. Attention, talents!

Guilhem Chéron

Son truc qui tue :
"Partitions Gourmandes'', son livre de recettes publié chez Solar. Ou comment créer un "langage recettorial" innovant, qui casse la forme d'écriture traditionnelle... Avantage majeur : cette méthode laisse plus de liberté à l'interprétation et permet de se concentrer sur sa casserole.

Son truc qui tue (bis) :
Sa réinterprétation de la classification des éléments de Mendeleïev (mais si, le tableau de chimie qu'on devait apprendre par coeur au collège) pour un projet de cantine lycéenne mené par la Sodexho. Afin de prendre pleinement conscience de ce qu'on a dans notre assiette, il a eu la géniale idée de décomposer les plats en proposant les ingrédients un par un. A l'instar du fameux tableau de Mendeleïev, à chaque aliment son symbole (ex : "Cha" pour champignons), auquel une couleur est associée. Celle-ci définit la famille nutritionnelle de l'ingrédient (ex : jaune = lipides). Une fois tous nos ingrédients choisis, il suffit de regarder le panel chromatique obtenu pour savoir instantanément si son repas est équilibré ou non. Plus les couleurs sont variées, plus notre repas est équilibré. Responsabiliser sans contraindre.

Stéphane Bureaux
Son truc qui tue :
La carotte rappeuse, la carotte en tiers, la Barb Ahlala, la galette Bluetooth. En fait, tout plein de créations qu'on pensait signées de Marc Brétillot... Juste retour à César!

Son truc qui tue (bis)
Avoir lu Hervé This et mis en pratique ses expériences (vs. tout le monde connaît HT mais personne n'a le courage de lire ses ouvrages... En tout cas, pas moi.). Le résultat est bluffant :
- la glace non radio active : quand on passe un moule en chocolat fourré de glace au micro-ondes, le chocolat fond -créant le nappage- mais pas la glace! GENIALISSIME.
- la cuillère à mer : le principe de cette cuillère sensationnelle est simple : il s'agit d'un module électronique qui produit du chaud côté pile et du froid côté face. Du coup, c'est le bordel car en bouche, la cuillérée envoie des stimuli contraires. Et notre cerveau est perdu.

Sa phrase choc :
"La révolution alimentaire passera par les industriels."

Dans les deux cas, un enthousiasme communicatif et une imagination à faire pâlir les wannabe designers.

Le débat s'est poursuivi autour d'un cocktail made by Bruno Viala, chef du restaurant La Famille.



Maki Nutella by John Dodelande

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Parfois, la réalité dépasse la fiction. Et ça, c'est beau comme une veste rose John Dodelande.