foodgeek | ragots et ragouts

****ing good!

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"Swear Jar", ou le flacon à jurons. Un concept lucratif imaginé par Budweiser, qui dit "bip" au politically correct.



Hamburger à la sauce typo

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Clin d'oeil à notre Cookie préféré qui revient tout juste de Barcelona, le travail magnifique du studio espagnol Vasava.

Une réalisation destinée à Hewlett Packard (cherchez l'erreur!), mais qui ouvrira grandement les appétits avant le déjeuner.




Designer culinaire, un métier d'avenir

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Mardi soir, j'ai assisté à une conférence organisée par le Cercle Design et Marque à la Galerie Fraich Attitude. C'était tout bonnement fascinant.

Pour info, le Cercle Design et Marque est une association qui favorise les échanges et valorise les acteurs de la profession design. Des débats sont régulièrement organisés pour faire découvrir des talents et partager des réflexions débouchant sur des finalités concrètes. Le tout animé par Gérard Laizé, président du Cercle et directeur général du VIA (Valorisation de l'Innovation dans l'Ameublement), de manière très sympathique.

Le 1er débat de 2008 fut donc consacré au design culinaire. Si l'on compare au mobilier ou à l'architecture, la cuisine reste un domaine encore peu exploré du design, bien que celui-ci réponde efficacement à des problématiques tout à fait actuelles. Car le design culinaire ne se limite pas à dessiner des contenants toujours plus beaux et plus pratiques. Aujourd'hui, il participe à une véritable réflexion sur la nutrition, les nouveaux modes de vie, l'écologie...

Deux designers, diplômés de l'ENSCI (et pas de l'ESAD de Reims, ça change...), sont venus présenter leurs travaux, qui témoignent d'une démarche et d'un point de vue complètement différents. Attention, talents!

Guilhem Chéron

Son truc qui tue :
"Partitions Gourmandes'', son livre de recettes publié chez Solar. Ou comment créer un "langage recettorial" innovant, qui casse la forme d'écriture traditionnelle... Avantage majeur : cette méthode laisse plus de liberté à l'interprétation et permet de se concentrer sur sa casserole.

Son truc qui tue (bis) :
Sa réinterprétation de la classification des éléments de Mendeleïev (mais si, le tableau de chimie qu'on devait apprendre par coeur au collège) pour un projet de cantine lycéenne mené par la Sodexho. Afin de prendre pleinement conscience de ce qu'on a dans notre assiette, il a eu la géniale idée de décomposer les plats en proposant les ingrédients un par un. A l'instar du fameux tableau de Mendeleïev, à chaque aliment son symbole (ex : "Cha" pour champignons), auquel une couleur est associée. Celle-ci définit la famille nutritionnelle de l'ingrédient (ex : jaune = lipides). Une fois tous nos ingrédients choisis, il suffit de regarder le panel chromatique obtenu pour savoir instantanément si son repas est équilibré ou non. Plus les couleurs sont variées, plus notre repas est équilibré. Responsabiliser sans contraindre.

Stéphane Bureaux
Son truc qui tue :
La carotte rappeuse, la carotte en tiers, la Barb Ahlala, la galette Bluetooth. En fait, tout plein de créations qu'on pensait signées de Marc Brétillot... Juste retour à César!

Son truc qui tue (bis)
Avoir lu Hervé This et mis en pratique ses expériences (vs. tout le monde connaît HT mais personne n'a le courage de lire ses ouvrages... En tout cas, pas moi.). Le résultat est bluffant :
- la glace non radio active : quand on passe un moule en chocolat fourré de glace au micro-ondes, le chocolat fond -créant le nappage- mais pas la glace! GENIALISSIME.
- la cuillère à mer : le principe de cette cuillère sensationnelle est simple : il s'agit d'un module électronique qui produit du chaud côté pile et du froid côté face. Du coup, c'est le bordel car en bouche, la cuillérée envoie des stimuli contraires. Et notre cerveau est perdu.

Sa phrase choc :
"La révolution alimentaire passera par les industriels."

Dans les deux cas, un enthousiasme communicatif et une imagination à faire pâlir les wannabe designers.

Le débat s'est poursuivi autour d'un cocktail made by Bruno Viala, chef du restaurant La Famille.



Maki Nutella by John Dodelande

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Parfois, la réalité dépasse la fiction. Et ça, c'est beau comme une veste rose John Dodelande.



M6, la nouvelle Cuisine TV?

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Après les récents flops de M6 (Popstars, Top Models) pour booster son access prime-time, la chaîne se lance un nouveau défi : la cuisine. Diffusée à 18h05, la nouvelle émission s'intitule "Un dîner presque parfait".

Le principe est simple : cinq personnes d'une même région, qui ne se connaissent pas, seront ainsi invités chacun à leur tour les uns chez les autres pendant cinq jours, mais un seul d'entre eux sera sacré meilleur hôte à l'issue de la semaine. Les critères? La cuisine, la décoration, et l'ambiance de la soirée. Le gagnant remportera une récompense de 1000 €.

A quand M6 sponsor du Salon Saveurs, Porte de Champerret?



Smiiille

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Votre enfant est le plus beau du monde et en plus, il a un sourire ultra-bright? Et ça ne vous dérange pas qu'il y ait sa bouille en tête de gondole de nos supermarchés?

Alors participez au grand casting organisé par Kinder pour les 30 ans de la marque. A l'issue d'un concours organisé sur internet, 4 photos seront sélectionnées pour figurer sur un packaging collector.

La Nouvelle Star, version milk chocolate : c'est ça le début de la gloire!

+ d'infos : www.30anskinderchocolat.fr



Les Miscellanées de M. Schott, version charmante et digeste

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Une très jolie collection découverte aux éditions Tana : "Le petit livre à offrir", mention spéciale pour l'ouvrage "Le petit livre à offrir à un dîner à la place d'un bouquet de fleurs parce que les fleurs, c'est périssable".

Autant que le titre, les thèmes abordés sont plus exhubérants les uns que les autres : "Comment éliminer les calories d'une portion de frites", " Compliments à faire à la maîtresse de maison quand on a très mal mangé", "Intitulés chics pour des plats qui ne le sont pas", "Le pliage de serviettes ou comment s'occuper en attendant ses invités"...

Léger, drôle, et bourré d'idées piquantes, "Le petit livre à offrir" est une merveille de fraîcheur.

A offrir ou à s'offrir!



Les vrais-faux bars à chocolat

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Cela ne vous aura sans doute pas échappé : le bar à chocolat est le dernier concept trendy pour les lieux en quête de caution chic et branchée. Mais attention, car qui dit "recherche de légitimité branchouille" dit souvent "embrouille". La preuve par deux :

Le "Chocolat Lounge" de Pierre Hermé au Stade de France
Annoncée comme un événement tant par l'incongruité de son emplacement que par l'association exceptionnelle avec le pape de la pâtisserie, l'ouverture de ce bar à chocolat n'a pourtant pas fait déplacer les foules. Pour cause : il était pratiquement impossible pour le quidam qui voulait goûter le nectar des dieux d'accéder à ce fameux bar. Deux raisons à cela :
- le bar était situé dans les loges, carré or... Ca tombait bien, le projet étant financé par Côte d'Or
- l'éphémérité du "Chocolat Lounge" fut tel qu'il n'a été ouvert qu'une seule soirée, à l'occasion du match France-Maroc du 17 novembre 2007.
Le gros hic dans tout ça, c'est que ce concept a été relayé dans la presse, sans qu'à aucun moment il ne soit spécifié que ce bar allait fermer le lendemain du match. Mais à la lecture de l'article de Libé, on veut bien croire que la presse elle-même ait été bernée par cet effet d'annonce. Sacré Pierrot...

Le Bar à Chocolat de Mauboussin
Ca bruisse du côté de la place Vendôme. L'un des grands noms de la joaillerie française a ouvert il y a peu son flagship sur les Champs-Elysées, entre le Quick et la nouvelle galerie marchande "66". Autant dire que le pari était risqué pour Mauboussin. Afin de créer le buzz et peut-être masquer son problème de voisinnage, la marque en plein processus de repositionnement a judicieusement opté pour le lancement d'un bar à chocolat. Et du buzz, il y en a eu, tant et si bien que ma copine Apollonia Battavia et moi-même y sommes allées faire un tour. Verdict.

- RDC : La conception architecturale par Aki Kuroda est un brin spéciale car à l'entrée, point de vendeur. Seul un vigile vous accueille à ce niveau. Rapidement, notre cerveau comprend que c'est en haut que ça se passe.
- 1er étage : toujours pas de vendeur, de client, ni de bar... On va encore monter, hein...
- 2ème étage : ah, voici des vendeurs et des clients attablés, en pleine discussion devant des pièces à plusieurs dizaines de milliers d'euros. Bon, on ne va pas les déranger, on va continuer notre route et monter encore un étage. Sauf que non, c'est plus possible, l'escalier s'arrête. Renseignement pris, c'est ici le "bar à chocolat". Apollonia fait justement remarquer à la vendeuse/serveuse (comment savoir?) qu'on ne s'attendait pas à...euh...ça. Pour se justifier, la vendeuse/serveuse nous tend la carte, qui présente plein de bonnes choses au chocolat à déguster. C'est donc bien un bar à chocolat. CQFD.

Difficile dans ces conditions de faire machine arrière. Nous nous asseyâmes donc sur des sièges en vinyle blanc ornés de grandes fleurs rouges et étudiâmes la carte. Au Bar à Chocolat de Mauboussin, le chocolat chaud s'appelle nectar et coûte 15€. Au choix : Guanaja 70%, Manjari 64% ou Caraïbe 66%. Déclinaison de ces 3 crus sous forme de petits choux (le terme "petit" prend ici tout son sens) pour la somme de 10€. Non testé : des assiettes légères servies le midi (ex : salade niçoise ou caprese à 15€).

Voilà pour la partie objective. Concernant notre ressenti vrai de Foodgeek :

- un bar, c'est un bar. Pas un espace de vente de bijoux où, accessoirement, on propose la carte aux clients avertis. Je me mets à la place du type venu choisir la bague de fiançailles qu'il offrira à sa chérie. Quelle horreur d'être accueilli à côté d'une grognasse qui, assise à 30 cm de lui, se goinfre pendant qu'il dépense l'équivalent de plusieurs mois d'économies. Evidemment, le client-type ressemble plus à un audieux personnage de la finance ou à un riche moscovite, mais le problème de promiscuité demeure du côté du client-bijou comme du côté du client-chocoladdict...

- le service dans une maison de luxe se doit d'être irréprochable. Lorsque j'ai voulu commander une demi Evian, on m'a répondu "Nous n'en avons pas mais je peux vous proposer de l'eau du robinet si vous voulez". No comment...

- l'essentiel reste tout de même la qualité des chocolats. Sur ce point, pas grand chose à redire : le chocolat chaud Guanaja était très agréable, à la fois fluide et consistant. Les fameux petits choux, faibles en sucre, avaient beaucoup de caractère. Derrière cet erzatz de bar à chocolat se cache Jacques Génin, chocolatier peu connu du grand public mais qui jouit d'une très belle réputation auprès des professionnels. Ce sont notamment ses chocolats que l'on retrouve dans la plupart des plus grands hôtels parisiens, comme le Crillon. Info ou intox : Jacques Génin ouvrirait prochainement sa première boutique parisienne. A suivre...

Bien que ces deux exemples ne soient pas extrêmemnt convaincants, je ne désespère pas de voir un jour apparaître un vrai bon bar à chocolat à Paris. Un appel du pied à des experts comme Jean-Paul Hévin, qui avait pourtant réalisé un beau coup d'essai il y a 2 ans au Palais de Tokyo. A l'époque, Foodgeek était déjà sur le coup!



Un café serré (du porte-monnaie)

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Comme beaucoup, vous avez certainement dans votre entourage une copine un peu bitchy-chic.

Ou vous-même l'êtes peut-être.

Dans ce cas, j'ai le cadeau qui tue : le mug Dior baptisé "Etoile", pour célébrer les 60 ans de la marque.

Ma copine du crew 75016 va adorer!

65 € le coffret de deux
Dior Maison



Kawaïïï

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Parce que je ne m'appelle pas Patty la Cookie pour rien, voici mon coup de coeur du jour : de magnifiques cookies en forme de kimono. Trop chou, non?

Cookimonos
8,50 € à la Grande Ep



Nespresso, what else?

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En ce jour de pseudo grève, la marque de café inaugure son concept store situé au 119 avenue des Champs-Elysées. Le lancement commence ce matin par une présentation presse organisée sur le toit de l'Arc de Triomphe, suivie d'une visite de la boutique de 1500 m² sur trois espaces : un Barista Bar, pour la dégustation, un Lounge pour se détendre, et un Dressing Room pour customiser sa machine Essenza.

Out donc les 4 capsules géantes et translucides "renfermant des interprétations artistiques de la marque" installées sur la façade, vive le dressing room pour sa machine à café!...

L'inauguration officielle du lieu se déroulera elle à 20h en présence de l'orchestre de Chambre de Genève, de la cantatrice Natalie Dessay, de personnages incarnant les "grands crus" de Nespresso, mais surtout, de Sharon Stone...

La question qui nous brûle les lèvres reste non élucidée: mais where is George Clooney?



Ma cantine, elle est "in"

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Ils sont quand même forts ces gars du Fooding. Dans leur palmarès 2007, ils ont attribué le prix du meilleur décor à Jeannette, le petit troquet du presque coin de ma rue, qui de l'extérieur, ne donnerait pas envie à une Valérie Damidot d'y mettre les pieds.

Pour vous dire à quel point c'est à côté, c'est là que je vais déjeuner quand je n'ai pas de Fleury Michon à réchauffer au bureau. J'hésite toujours entre le plat du jour et l'une des salades XXL. Mais ce qui intrigue le plus mes papilles reste l'espèce d'énorme plateau-cloche à fromages, rarissime de nos jours. Promis, la prochaine fois je me lance!

En attendant, ce repère du Faubourg St-Denis est un endroit épatant pour qui veut boire un expresso, comme tous les autres cafés de la rue ma foi...

Sérieusement, ce que je trouve génial chez Jeannette, c'est d'observer la clientèle qui se situe à mi-chemin entre le bobo du Canal (St-Martin) et le bobo de la Perle (café du 3ème arrdt). Cet établissement grouille de ce qu'en urban sociologie on appelle des early adopters, plus vrais que ceux décrits dans Jalouse.

Accessoirement, en matage de beaux mecs, on appelle cela un terreau fertile. A bonne entendeuse!

Chez Jeannette
47 rue du Faubourg St-Denis
75010 Paris



Repas de Noël

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C'est affreux à dire, mais ceux qui nous lisent depuis longtemps le savent. Aucun des Foodgeeks ne sait vraiment cuisiner. On se débrouille, voilà tout.

A quelques jours de Noël, une terrible angoisse s'abat sur moi, et ce pour la 2ème année consécutive. Le choix du menu de Noël. Pire encore, l'élaboration du menu de Noël.

L'an passé, j'avais reçu mes parents à la maison, sans réel soutien de ma moitié du côté des fourneaux. Le résultat fut honorable, mais sans plus. Cette année, que faire et comment? La question me taraude des nuits entières.

Comme toute personne qui cuisine peu, vous pensez que je connais les rayons de Picard par coeur. Grossière erreur. Ce n'est qu'en y faisant un saut le week-end dernier, que je découvris avec étonnement moult plats festifs appétissants à souhait qui, semble-t-il, n'attendent qu'une chose : se jeter dans mon four!

D'où cet insoutenable suspense : succomberai-je or succomberai-je not à la tentation du surgelé?

Et vous, vous fêtes (hehe) quoi pour Noël?



Testé pour vous

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Imaginons que je sois assignée à résidence dans un chalet (chauffé) à 2000 m d'altitude par grand vent. Eh bien rien ne me gênerait moins que de rester coincée, si j'avais avec moi deux choses primordiales : un Trivial Pursuit et une tablette de chocolat.

Il y a peu, j'ai testé le fameux Trivial Pursuit spécial gastronomie, présenté ici même l'année dernière. Le principe est simple : c'est le même que le TP classique (les camemberts restent des camemberts et c'est toujours aussi galère pour tomber pile poil sur le carré central) mais évidemment, les questions sont plus orientées miam miam.

Comme tout TP, y a des questions
- super fastoches (quel ouvrage est élevé au titre de "bible" par les gastronomes?),
- pièges (quel guide change le destin du restaurant de Michel Bras?)
- métaphoriques (qu'est-ce qui se mange froid?)
- laisse-tomber-si-tu-connais-pas-tes-classiques-sur-le-bout-des-doigts (Quel film de Sacha Guitry commence par le vol dans une épicerie familiale?)

Même le bachotage des Miscellanées de M. Schott n'a pas suffit à me préparer à ce jeu casse-gueule, en particulier quand on se revendique Foodgeek.

En parlant de Foodgeek, avez-vous remarqué que ce merveilleux mot que personne ne sait prononcer a fait son entrée dans le champ lexical du magazine Elle (cf n° spécial cuisine du 19/11/07)? Comme visiblement, déposer un nom à l'INPI ne protège de pas grand chose (conflit Le Fooding vs Robuchon), nous avons décidé de laisser le mot Foodgeek vivre sa vie en toute liberté.

Mais attention: si un jour vous tombez sur une question du TP qui demande "Quel est l'inventeur du mot Foodgeek?", j'espère que vous saurez quoi répondre!!!



Brad Pitt aime les chips

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