foodgeek | ragots et ragouts

Le Guide du Thé à Paris

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Par Gilles Brochard Les Editions de l'If 18,50 €

Les 100 meilleures adresses pour s'initier aux secrets du thé

Boire du thé ne consiste pas à mettre quelques feuilles à infuser dans sa théière. Pour s'en convaincre, il suffit de lire ou d'écouter Gilles Brochard, journaliste et grand spécialiste ès thés, qui nous donne ses méthodes pour préparer et déguster un thé et révèle certains "interdits". Parmi lesquels la boule en métal qu'il appelle -ça m'amuse beaucoup- la "burqa" du thé.

Très complet, ce guide recèle de conseils pratiques et d'informations sur l'origine des thés. Ainsi, lorsque vous vous rendrez la prochaine fois dans un salon de thé, vous saurez faire la différence entre un Lapsong Souchong et un thé vert matcha et comprendrez enfin la signification des abréviations OP, BOP, GFOP...

Sans révéler son palmarès, sachez qu'il a distingué le meilleur établissement de thé de la meilleure carte des thés ou encore de la plus belle innovation. Rien n'a échappé à cet "aventurier du goût" -qui déteste par ailleurs le café- et qui, sur un ton drôle et une plume très personnelle, vous invite avec beaucoup de générosité à découvrir un monde codifié et complexe. Peut-être aurez-vous aussi un jour la "thé attitude"?



Le Guide des Boulangeries de Paris

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Par Augustin Paluel-Marmont et Michel de Rovira Les Editions de l'If 14,50 €

Les 180 meilleures adresses pour apprendre à déguster le pain.

Publié en 2004 et ayant eu très bonne presse à sa sortie, ce guide recense les boulangeries de la capitale et attribue à chacune une notation pour le pain, la viennoiserie, le service et le décor. Idéal pour en savoir plus sur le parcours et la philosophie de son boulanger préféré, et pour bien sûr, découvrir de nouvelles adresses. Un "sentier des grandes boulangeries" est d'ailleurs proposé, plan à l'appui.

Cet ouvrage manque en revanche d'informations pratiques sur le pain lui-même. On aimerait par exemple connaître les variétés de pain qui existent et savoir où les trouver. Dommage aussi que la patte des auteurs soit moins empreinte de leur humeur que dans le guide du thé de Gilles Brochard, mais une nouvelle version devrait voir le jour en mars 2006. Gageons que ce deuxième coup d'essai leur permettra de faire ressortir leur drôlatique (voir leur site www.micheletaugustin.com) et que le guide sera encore plus ludique et complet qu'il ne l'est déjà.



Ego Trip au Palais

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Mon mec et moi vivons ensemble depuis un mois. Ce qui est peu. Mais déjà, j'ai l'impression qu'il ne me voit plus que comme celle partageant sa couche et préparant la cuisine. Je lui ai donc demandé à plusieurs reprises de se ressaisir, la fatigue et le stress n'excusant pas son indifférence à mon endroit. Le pauvre bougre me promet de faire des efforts mais ce n'est pas gagné. Aussi, pour l'y aider, je décide de mettre en oeuvre les grands moyens. Je vous passe les détails, mais disons que la femme qu'il est venu chercher vendredi soir était canonissime et bien prête à briller de mille feux (lui, of course, ne remarque bien...).

Direction donc un restaurant branché et un brin show-off pour tester l'effet que ma métamorphose produit sur les autres. C'est la technique du "regarde comme on me regarde et tu comprendras la chance de m'avoir". Ca peut paraître terriblement pathétique, mais
1/ je voulais rebooster mon ego en sentant un milliard de paires d'yeux braquées sur moi et
2/ j'espérais émoustiller mon copain et raviver la flamme qui tendait ces derniers temps vers le thermostat 2...

Nous nous sommes donc rendus au Tokyo Eat, le restaurant trendy du Palais de Tokyo. C'était une expérience assez bizarre car ce que je vivais dans la vraie vie me rattrapait par le fond de mon assiette. Je m'explique.

Il existe comme ça quelques restaurants qu'on a envie d'aimer. On y va plein de bonne volonté en se disant qu'on va passer un bon moment et que nos papilles vont en rester bouche bée. Je me souviens très bien de ce sentiment de presque me forcer à trouver un truc, une note, une saveur qui me plaise pour sauver le repas. Ca m'est arrivé avec La Famille, le Café Burq, et le Réfectoire, tous trois des restaurants jeunes et branchés, encensés par la critique. Vraiment, j'étais armée des meilleures intentions, mais comment réagir quand rien n'y fait, et que le cadre le plus joli, la carte la plus sympa ou l'équipe la plus vivante n'arrivent pas à vous émouvoir? On rentre chez soi.

Eh bien hier, c'était pareil. Malgré la serveuse hyper prévenante, le service super rapide et le DJ qui passait notre sélection de musique, nous avons passé un sale repas. Le lieu étincelait par son côté conceptuel à souhait (les WC, un grand moment!) plutôt vachement réussi, mais les plats étaient fades et mal faits. Et pourtant, j'ai résisté, ayant déjà eu une très bonne impression quelques années auparavant; je voulais sauver les meubles. Mais des figues rôties qui n'ont rien de rôties sur une mozzarella sans assaisonnement, c'est dur. De même, un tartare de dorade royale et son chutney de fruits exotiques, où les proportions sont de 30 contre 70%, c'est tendu pour un plat salé et nos papilles font "ouille".

Du coup, tout mon plan est tombé à l'eau : mon mec a continué à bailler, j'étais mécontente d'avoir mal mangé et nous avons demandé l'addition au bout de 40 minutes. Mais une fois arrivée à la maison, j'ai versé quelques larmes de crocodile qui ont détruit ma couche de fond de teint et de mascara. Nous avons enlevé nos vêtements de jour et mis nos horribles joggings XXL. Au bord du canapé, nous nous sommes enlacés et dit qu'on s'aimait. C'était le plus beau moment de la soirée.

Tokyo Eat
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris
Tél : 01 47 20 00 29



Fromage Rouge, on est vert

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Un salon de dégustation dans une fromagerie ? Mais quelle bonne idée! Surtout pour un cheese-addict comme moi.

En voyant que Fromage Rouge, une fromagerie de qualité rue Daguerre, possédait à l'arrière un coin resto, j'étais donc tout émoustillé en imaginant les délices fromagesques qui m'attendaient à l'intérieur. En plus rue Daguerre, hors des brasseries, y'a pas grand chose.

Le destin semblait en plus nous avoir fait de la place dans la petite salle à manger, quatre des huit tables ayant été reservées pour un grand groupe. Les serveuses nous proposaient quand même de nous installer une table dans le côté magasin, ce qui aurait été une espèce de tentation cauchemardesque — tout ces bons fromages à portée de main, et il faudrait ce contenter de ce qui est dans son assiette ??

Et c'est bien la que le bas blesse (mais je m'avance trop). Sur le menu, des fondues, de l'aligot, des pâtes aux fromages et des assiettes dégustation accompagnées de salade. On tente les assiettes "Fromage Rouge", l'aligot et une demi bouteille de réserve Fromage Rouge. Et on observe le cadre.

Si la taille de la salle pourrait donner au lieu une ambiance chaleureuse, la déco n'existe pas vraiment encore: chaises et tables en bois style mobilier de jardin, murs blancs sous-décorés, sur-éclairage...et des toilettes portant le doux nom d' "Espace de courtoisie." Ça passe pour le déjeuner, mais pour le soir ça fait cafèt'. Et comme le service est gentil mais balbutiant, on est un peu agaçé.

On nous amène les plats, on se jette dessus...mais peu à peu la déception s'installe. L'aligot est correcte, mais pourquoi coûte-t-il 18 euros ? Les assiettes de fromage ressemblent plus à des grandes salades accompagnées de quelques bouts de fromage pas parmi les plus appétissants. Pas de chèvre. 3 fromages crémeux. Un cantal trop jeune. La aussi on se dit qu'à 13,50 euros et dans une fromagerie, ça pourrait être un peu plus généreux.

Pour les amateurs de fromage allégé uniquement.

Fromage Rouge
19 rue Daguerre 750014
01 43 21 19 09



Tre Médiocre

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Théorie:

Le quartier Montorgueil a-t-il besoin d'un autre restaurant design ? D'un autre restaurant italien ?

Après la récente vague d'ouverture de gelaterie (= pluriel de gelateria) et autres Cliniques du Sandwich, on aurait tendance à penser que non.

Ceci dit, restons ouvert d'esprit. D'abord depuis son ouverture il y a un mois, il y a souvent la queue devant "il Tre", ce qui laissait présager de bonnes choses. Ensuite la déco, si elle se veut "dizaïgne", évite le côté froid grâce à une utilisation généreuse de la couleur rouge. Une carte plutôt innovante (peu de pâtes a part une sélection originale de spaghettis, des fritture) semblait en faire le complément "premium" parfait au menu de Little Italy, situé plusieurs mètres plus bas. La rumeur voudrait que Tre soit la dernière franchise Little Italy du quartier après Casa della Pasta.

Bonus: je kiffe la police utilisée pour écrire "il Tre".

Pratique:

En arrivant vers 20h, on était content de ne pas avoir à attendre, l'endroit était encore vide. Sur tout un mur, une étagère métallique contenant des bouteilles de vin. Sur l'autre, des photos grand formats et gros plans de pâtes, venues tout droit de stocks d'images. Un peu cheap.

On prend du temps pour se décider, car mine de rien il y a des choses bien alléchantes, des fritture de fleur de courgette (trop rare en France), des spaghettis crabe et bisque de homard, de l'osso bucco, des pizzas originales... En attendant, on se les caille. Alors même que le restaurant se rempli lentement, il continue de faire froid, plusieurs clients préférants garder leur veste.

Le service n'a pas encore l'air très au point, mais on arrive finalement à commander un plat de fritture de calamars (pas de fleur de courgette!!!), un osso bucco et des raviolis au crabe (des plats du jour), ainsi qu'une bouteille de rouge sicilien. Aucun de nos plats de nos plats ne se révélera vraiment à la hauteur, tous donnant le fade. Le vin, recommandé par le serveur, s'avère tout aussi décevant.

A ce point, on a plus trop envie d'aller jusqu'au dessert. Notre intuition est validée par un scandale qui éclate a la table voisine: une dame, après avoir refusé le carpaccio qu'on lui apportait (elle avait commandé une capricciosa!), se voit apporté une pizza bâclée. Lorsqu'elle commente que l'oeuf sur sa pizza est trop cuit - façon omelette du dimanche, le serveur lui répond l'inexcusable "c'est comme ça qu'on les prépare en Italie" ! Et mon oeil, ils le préparent comment en Italie ?

Bref, grâce à de grands plats de pâtes appétissantes à moins de 10 euros qui donne un côté "popu", Little Italy peut se permettre d'entasser les gens. Faire la même chose à prix "premium"( rien à moins de 14 euros) pour des résultats mitigés, un service plutôt bancal et un décor hyper "froid", c'est Tre gonflé!

il Tre 3 rue des Petits Carreaux 75002 Paris



Bijolo nouveau

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Y a-t-il besoin d'écrire et de redire ce que tout le monde dit déjà tous les ans?

Bon allez, pour le plaisir : le Beaujolais Nouveau est arrivé! Et il est pas bon! Comme d'habitude!

Après un benchmark intensif qui m'a valu de descendre trois différents crus de la cuvée 2005 (dont un Lenôtre et un quasi-Boulaouane), il est donc confirmé que cette année le Beaujolais Nouveau reste fidèle à lui-même: léger, piquant, fruité, mais davantage un événement social que millésimesque.

Mais une bénédiction des dieux a fait cette année du Beaujolais le breuvage indispensable de toute fashionista: sa robe est en effet violette... la couleur de la saison! Enjoy!!



Duret Mandarin, l'exotique toxique

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Premier billet, premier coup de griffe gastronomique bien mérité au Duret Mandarin.

Au départ, toutes les bonnes raisons de vouloir tenter ce petit chinois bien planqué du 16ème: un nom qui circule pas mal, des critiques élogieuses de la part de Zurban ("sincères sensations exotiques"), et la bénédiction de Ghislaine Arabian, l'ancien chef de Ledoyen, qui en faisait une de ses adresses favorites pour le Figaro Madame de la semaine dernière (11 novembre 2005).

Oui mais on aurait dû se méfier... Indice n.1 : le très vénérable Emmanuel Rubin n'en a jamais parlé... Indice n.2 : c'est quand même situé dans le 16ème, on connait mieux comme haut lieu du ravioli frit. Indice n.3 : pas un compatriote de Mao dans la salle, mis à part les serveurs. Indice n.4 : quand on s'appelle "Duret Mandarin", n'est-on pas prédestiné à être un mauvais resto? Ou alors ils voulaient appeler leur resto "Durex Mandarine" et à la limite ça aurait été beaucoup mieux, y compris au niveau suggestion gastronomique.

Car venons-en au fait, c'était vraiment pas bon. Une carte melting pot chino-thaio-vietnamo-grille du loto (des numéros pour chaque plat, ca rompt le charme), une originalité de plats qu'il faut rechercher, un service approximatif et un peu maladroit, quoique pas dénué de bonne volonté. En entrée (7-12 euros), les innénarables raviolis crevettes à la vapeur était le choix le plus sûr; de même pour la très minimaliste mangue fraîche en dessert (8-10 euros). Mais alors les plats...raplapla! Des pinces de crabe sautées dans un bouillon non-identifié, des travers de canard laqués plus secs que secs, mais sûrement pas aussi dévitalisés que le riz signé Uncle Ben's. Heureusement que l'addition était moins salée que tout le reste...

Un conseil donc, évitez le Duret Mandarin dont je ne vous donnerai même pas l'adresse...

Si vous êtes en quête de saveurs suaves chargées d'Orient extrême, optez plutôt pour:

- Le Bambou : c'est toujours rempli à ras-bord, y compris et surtout de "locaux" qui font abstraction de la déco cantine moche. Alors fermez les yeux, ouvrez la bouche et foncez dans ce boui-boui vietnamien plus chaud qu'un bordel de Saigon... (70 rue Baudricourt, 75013 - 01 45 70 91 75)

- Damie : il paraitrait qu'après le thai, la nouvelle mode est au coréen... on aura pas attendu de le savoir pour se ruer chez Damie, barbecue du matin calme posé à la frontière 7ème/15ème. Bon, beau, zen, gentil (y compris sur les prix, dans les 30 euros par personne), et encore mieux quand on peut profiter du mini-jardin intérieur (7 rue Dupleix, 75015 - 01 45 66 67 77)

- Higuma : ca sent le graillon, c'est très budget étudiant (15-20 euros le soir, encore moins à midi) mais alors quelle incroyable bande de nouilles! (32 rue Sainte-Anne, 75001 - 01 47 03 38 59)

- Sanki : le chouchou de ceux qui ne sont pas découragés d'aller jusqu'à Boulogne pour goûter le best sushi in Paris (dans les 30 euros le soir, mais pleins de petits menus dans les 15-20 euros à midi). A mater, les sararii men de Nissan en immersion chez Renault (à deux pas) mais aussi dans leur bouteille de sake, gentiment rangée en cave derrière le comptoir où officie le chef le plus kawaii du 9-2 (38 avenue Edouard-Vaillant, 92100 - 01 46 08 38 38)



Le Guide du Brunch à Paris

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par Philippe Toinard Les Editions de l'If 14,50 €

Le problème avec les brunchs, c'est qu'on a tendance à retourner toujours dans les mêmes endroits. Une fois qu'on a trouvé le bon brunch à équidistance de tous ses amis -critère TRES important, surtout le dimanche-, pourquoi aller voir ailleurs? Eh bien parce que les brunchs, c'est comme les jeans, il y a de tout et n'importe quoi. La base du jean c'est le denim, deux trous pour mettre les jambes, et -petite pointe de folie- le choix entre un zip et des boutons. Sauf que sur cette base là, il existe à peu près 1 million de jeans différents.

Pour le brunch, c'est pareil. Le B.A.ba : des viennoiseries, de la confiture, une boisson chaude et froide, un plat salé et un yaourt (ou yoghurt comme dirait mon père). Dans la vraie vie : des restaurants qui, surfant sur la vague, se fichent allègrement de nous en proposant des saucisses Herta et du jus de fruit Pampryl à des prix abusés.

Mais heureusement, Philippe Toinard est là! Son nom vous dit sûrement quelque chose, c'est lui qui a le job le plus enviable de tous : se tapper la cloche dans pleins de restos et en faire son métier. Officiant pour "A Nous Paris", ce passionné de rugby dit les choses sans détours et, contrairement à beaucoup de journalistes gastronomiques, n'est pas à la recherche constante de créativité culinaire. Si les quelques éléments pour passer un bon moment sont réunis et que le service fait preuve de plein de petites attentions, alors c'est banco.

Le grand + de ce guide est de nous faire découvrir le brunch de certains endroits que nous fréquentions uniquement pour boire un verre. Maintenant, on se dit "Et si j'essayais?" Reste à motiver ses amis...



Tapas et paëlla

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Hier soir, mes amis foodgeeks et moi-même avons essayé le nouveau restaurant espagnol dont tout le monde parle. Il s'agit de Fogon, situé près de la place St-Michel. Ce restaurant ayant déménagé il y a peu, dirigez-vous bien quai des Grands Augustins et non rue Saint-Julien le Pauvre. Parce qu'après, les pauvres ce sera vous, à battre le pavé sous la pluie en remontant les quais...
Leçon n°1 : toujours vérifier l'adresse lors de la réservation.

1ère réflexion à moi-même en poussant la porte : "j'aurais peut-être pas dû mettre mes Converse". Le cadre est en effet assez chic et nous étions visiblement les seuls de moins de 30 ans. Heureusement, l'équipe nous met tout de suite à l'aise et nous explique la carte, qui est "presque aussi simple que celle de chez Spoon" dixit T****. C'est dire...

Car la carte est très expéditive (tapas, paëlla, et voilà) et on ne comprend pas bien le concept des menus, entre le "minimum pour 2 personnes" et le "servi pour toute la table". Si on est 3, on fait comment? Eh bien, sachant qu'une bonne paëlla est difficile à cuire car il faut une certaine quantité de riz pour bien la réaliser, c'est minimum pour 2 personnes. Donc entre 2 et 4 personnes, tout le monde prend la même chose.
Leçon n°2 : éviter de venir à un chiffre impair...

Nous nous sommes donc entendus pour prendre le menu paëlla à 35 € : tapas du marché, paëlla aux calamars, safran et fumet et dessert au choix.

Amuse-bouche : gaspacho de roquette à boire au verre ou à déguster en mouillettes.

Tapas du marché : moules à la tomate, dorade, et puis j'ai oublié. Grande fraîcheur des produits.

Paëlla : rien à voir avec la paëlla qu'on trouve chez le poissonnier. Au marché, on est au spectacle, il faut mettre "le feu" : la paëlla est tournée et retournée, elle a des bonnes couleurs aux joues, elle accueille chorizos, crevettes, poivrons et tutti quanti. C'est une paëlla bonne vivante, très "olé olé!". Chez Fogon en revanche, on tient aux bonnes manières. Le riz est présenté bien applati, pas un riz de travers, ni de charcuterie qui viendrait titiller les saveurs safranées de monsieur calamar. Mais le résultat est là : parfaite cuisson du riz et calage de bide pour tout le monde.


Leçon n°3 : la gastronomie espagnole a aussi ses lettres de noblesse. Voici une adresse qui l'illustre à merveille.

Service : accueillant, sympathique et pas guindé comme la clientèle
Clientèle : 35-60 ans, très costume-cravate
Déco : moderne, dépouillé mais chaleureux. Fauteuils confortables.
Prix : menus à 35 ou 40 €
+ : le pain servi dans une serviette, les couverts cachés dans des tiroirs, la salle peu enfumée, les tables espacées les unes des autres
- : les quais, toujours galère pour se garer, le fait de devoir commander pour 2 personnes au minimum

Fogon
Gastronomie espagnole
45, quai des Grands Augustins 75006 Paris
Tél : 01 43 54 31 33
www.fogon.fr