foodgeek | ragots et ragouts

Hamburger à la sauce typo

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Clin d'oeil à notre Cookie préféré qui revient tout juste de Barcelona, le travail magnifique du studio espagnol Vasava.

Une réalisation destinée à Hewlett Packard (cherchez l'erreur!), mais qui ouvrira grandement les appétits avant le déjeuner.




La fascination du pire

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Il y a des jours comme ça, où faire une bonne mise en appétit = mission impossible.

Connu pour sa cuisine moléculaire et mondialement applaudi pour son génie, Ferran Adria est pourtant un "bon client". Il ne cesse d'innover et généralement, ça nous plaît bien, on se sent inspiré.

Mais n'est pas meilleur chef du monde qui veut. Pour cela, il faut une pointe de folie, et à la lecture de ce qui va suivre, aucun autre chef étoilé ne pourra de sitôt lui ravir ce titre (de chef complètement toqué).

Alors qu'il aurait pu se contenter d'imaginer des plats qu'on prendrait plaisir à manger, M. Adria s'amuse à nous retourner le coeur à l'évocation même de ses nouvelles créations.

J'arrête de tourner autour du pot, accrochez-vous. Pour la saison 2007, chez El Bulli, c'est menu CANNIBALE.

Avec au choix :
- hemoglosoupe : vous venez avec votre rhésus et on vous sert une soupe préparée à base de de sang humain, compatible avec le vôtre.
- granité aux larmes fait à partir de vraies larmes
- condiment "peaux mortes" : après bronzage, les pelures sont recueillies à la pince à épiler.

Je ne sais pas vous, mais moi il me reste trop de choses à découvrir avant de déguster la chair de mes semblables.

Les chefs pèteraient-ils les plombs?

Attention, post à suivre sur le nouveau concept d'Alain Ducasse qui, lui aussi, semble s'être bien laché!



Foodgeek au Pays Basque : Martin Berasategui (2)

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Hier nous vous mettions l'eau à la bouche avec le menu dégustation Le Meilleur de la Cuisine de Martin Berasategui... on continue!

En plat 1, un carré de morue confit, ou le détournement racé d'un grand classique de la cuisine basque, marié à l'araignée de mer



En plat 2, la seule grande déception de ce repas : une queue de bœuf à l’étouffée vraiment trop mollassonne et laborieuse, en décalage complet avec la cascade d'exercices de style parfaits, touches légères et délicieuses, goûtées juste avant



Et maintenant les desserts... Un moment qui marque selon moi l'excellence d'un chef, quand il traite le sucré avec l'égard qui lui est dû, comme un véritable feu d'artifices final -et non comme une vulgaire ponctuation, passage obligé de la fin de repas.

En dessert 1, un pain perdu à se damner, finement caramélisé à la poêle (un vrai travail d'orfèvre), accentué d'une délicieuse crème glacée



En dessert 2, des raviolis de pomme relevés par l'acidité de la glace au citron, et adoucis par un très heureux granité de miel et romarin, qui prolonge parfaitement le dessert en bouche



Vous me direz, c'est le moment le plus dur qui guette son nez, avec l'addition? Point du tout :

2 menus dégustation : 117€ (58.50€ x 2)
2 verres de copa : 6€ (3€ x 2)
2 verres de vin blanc : 5€ (2.50€ x 2)
1 verre de vin rouge : 2.50€
1 café : 1.70€
1 thé : 3.50€

Soit un total de...148,68€. Une addition presque aussi bluffante que le ménu dégustation.

Donc faites-moi plaisir, la prochaine fois que vous passez dans les parages, pensez à réserver au Kursaal (tél. 943 003 162). Pour info, Berasategui essaime au Pays Basque espagnol, entre adresses gastronomiques et restaurants de terroir, dont Bodegon Alejandro. En plein coeur de la vieille ville de St Seb, ce sympathique restaurant appartenait jadis aux parents de Martin, et est désormais piloté de main de maître par le prodige de la nouvelle cuisine basque.



Foodgeek au Pays Basque : Martin Berasategui (1)

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Marre du froid polaire et de la Laponie de saison? Notre cadeau pour Noël : un voyage au Pays Basque, idéal pour réchauffer les âmes et les palais. Et comme ce havre de paix et de saveurs a abrité mon dernier road trip culinaire, je vous ouvre mes carnets de voyage.


Première étape, St Sébastien, côté espagnol et résidence des très talentueux chefs de la nouvelle cuisine basque Martín Berasategui et Juan Mari Arzak. Détail non-négligeable, St Seb est la ville du monde comptant la plus forte densité d'étoiles Michelin par habitant -soit 15 pour 180 000 personnes (lisez vous-mêmes).

Normal dans ces conditions d'y avoir fait l'un des tout meilleurs repas de ma vie, au restaurant Kursaal de Martín Berasategui, situé dans le palais des congrès local, un gigantesque cube qui s'avance sur l'océan. Un repas d'autant plus mémorable que mon ami et moi avons été les seuls clients du restaurant pendant toute la durée du déjeuner -soit de 13h à 15h30. Vous imaginerez donc un service des plus attentifs.

Mais d'entrée de jeu, une ombre au tableau : le design du Kursaal. Certes la vue derrière les grandes baies vitrées est imprenable, mais les murs ardoise et les gigantesques photos qui y sont pendus sont du plus triste effet, surtout quand on y ajoute du terne mobilier scandinave. On se dit alors que le contenu de l'assiette a bien intérêt à capter toute notre attention...



Sur la carte, les propositions sont convaincantes et incroyablement abordables. Les deux plats les plus chers effleurent tout juste les 30€ : "Filet de veau rôti, fumé et reposé sur un boudin de porc ibérique" (29,50€), "Légumes de saison au homard" (27,50€). A noter, la touche de nostalgie au menu : chaque plat est précédé de son année de "naissance" -et franchement, le millésime 1996 était visiblement particulièrement créatif, avec son "Riz crémeux à la moelle et au poulpe".

Devant la renommée du très aguerri Martín, nous optons pour un menu dégustation au titre prometteur : "Le Meilleur de la Cuisine de Martín Berasategui". 7 plats, 5 années de naissance, et que du très attirant :



Comme moi, le prix vous a certainement fait tilter : un menu dégustation à 58,50€, ça laisse rêveur, non?

Alors continuons ce doux rêve en images, grâce aux photos capturées par mon charmant compagnon de table...

En amuse-bouche, un mini gazpacho relevé au balsamique, mise en bouche ludique et énergique




En entrée n.1, le millefeuille caramélisé de foie gras, parfumé et tenace avec son audacieux mariage d'anguille fumée et de pomme verte




En entrée n.2, l'huître Belon avec son très sensuel consommé de homard, de café et de curry, à la fois mousseux et velouté, onctueux et craquant




En entrée n.3, les légumes de saison au homard, frais, acidulé et chantant, dissimulant un homard charnu à souhait



La suite! la suite! Prochain épisode demain...