Dans la galaxie des étoilés, il est un super héros qui sort du lot. Vous l'aurez deviné, il s'agit d'Alain Ducasse. Un homme qui a survécu à un accident d'hélicoptère, et qui par la suite s'est bâti un empire -21 restaurants dans le monde, sans compter l'espace! (voir notre article)-, ne peut être un simple chef mû par la saisonnalité des légumes.
Qui du génie culinaire ou de l'entrepreneur pousse l'homme à ouvrir toujours plus de restaurants, à se lancer encore plus de défis?
De l'autre côté de l'Atlantique, où l'on annonce régulièrement la fin de l'hégémonie française en matière gastronomique, on n'hésite pas à s'interroger sur le bien-fondé de son énième ouverture : un copier-coller de Benoît, la célèbre brasserie parisienne, dans une ville déjà envahie par les brasseries à la française, j'ai nommé New York City.
Et le constat est plutôt amer. Morceaux choisis d'une critique parue dans le New York Magazine :
"All New York brasseries are, by nature, fakes. But astonishingly, Benoit is faker than most."
"This kind of archaic cooking can work, provided the technique is sound, but that’s not always the case at Benoit."
"The thin-cut frites are a facsimile of those served at the great Parisian bistro L’Ami Louis."
Et la méga douche froide : "But if the most famous chef in France can’t bother to do better, then maybe French cuisine, as we used to know it, is deader than we think."
Que répondre à une attaque aussi féroce? Pourquoi Benoît ne rencontre-t-il pas le succès escompté? Doit-on remettre en question la capacité d'un chef qui n'est pas derrière ses fourneaux à faire tourner correctement sa cuisine? Faux débat si l'on en croit Jean-Georges Vongerichten, qui s'est récemment expliqué à ce sujet, suite à un article paru dans le New York Post, au titre accusateur : "Chef search".
Mais alors quoi? Si à force de voir les choses en grand, l'ambassadeur de la French cuisine n'arrive plus à faire rayonner notre patrimoine gastronomique, quelqu'un d'autre doit-il (peut-il?) prendre la relève?
Les paris sont ouverts...
Par Patty la Cookie,
samedi 26 juillet 2008 à 23:27
Comme pour beaucoup, New York est la capitale, et même peut-être le berceau de la pizza, il fallait AB-SO-LU-MENT un tshirt qui affirme cette alliance sacrée de la Grosse Pomme et la Grande Part....
In this Gawker video, watch members of The Onion and AM New Yorkeat their way through a vending machine, to see which mag can eat the most junk fastest.
Nice start, but what we all really want to see is New York Mag Restaurant vs New York Times Food Section eating Twinkies...
Et bien vous remplacez Takeru par l'équipe redactionnelle d'A Nous Paris, et la Veuve Noire par l'équipe de 20 Minutes, et au lieu de manger des gyozas ils doivent vider un distributeur automatique, et hop, vous avez Food Club.
Ça se passe à New York, entre les équipes de différents journaux, plutôt underground, pour notre plus grand divertissement.
Malgré les années qui passent et les rides qui s'accumulent sur un visage outrageusement uvéisé, Giorgio Armani est toujours à la mode, si bien que pour être hype, c'est aujourd'hui avec Gio qu'il faut se faire shooter (Victoria Beckham et Katie Holmes-Cruise ne s'y sont pas trompées).
Et s'il y a bien un pays où le nom d'Armani fait fantasmer par son côté esthète raffiné / artiste européen, c'est aux US. Et donc assez naturellement, c'est à NY que Giorgio, via sa marque Armani/Casa, a été conventionné pour réaliser le design intérieur de la très chic propriété 20 Pine, club de résidences ultra-sélect avec concierge de luxe et architecte d'intérieur à gogo.
Bien sûr, nous autres Foodgeeks, c'est la cuisine qui a attiré notre attention : pour se marier parfaitement avec le très riche design intérieur, et ne pas créer de rupture visuelle avec la 'dining room' (salle à manger, c'est trop commun pour du Armani), tous les éléments de cuisine ont été camouflés derrière de grandes surfaces en bois. Minimaliste à l'extrême (on se croirait dans une boutique Armani/Casa, j'imagine que c'est le but!), mais quand même pas très fonctionnel.
J'imagine les conversations de couple pendant la préparation du dîner :
"Chérie, où as-tu mis la spatule à frites Starck?
- Dans le tiroir en bois.
- ...lequel???"
Par Apollonia Batavia,
mercredi 21 mars 2007 à 12:13
Vous l'aurez compris, aujourd'hui, dans ce monde superlatif, si on veut se faire un gros coup de pub fastoche, on prend n'importe quel plat, on le met à 1000 dollars, et hop, même FoodGeek ils parlent de vous.
C'est la pizzeria Nino's Bellissima à Manhattan qui nous propose cette double absurdité, pécunière ET gustative:
Pour justifier le prix lamentable de la pizza, Nino Selimaj (le Nino dans Nino's Bellissima) a cru nécessaire de la recouvrir de :
crème fraîche (prononcez "khrèyime fresh")
4 sortes de caviar Petrossian
de la queue de homard
des oeufs de saumon
du wasabi
Et à qui s'adresse ce plat qui s'annonce plus bling que comestible ? Les mecs de Wall Street et leurs copines...et pourquoi pas leur femmes, nous répond notre Nino, débordant d'humour (wouf wouf).
Heureusement, si vous êtes un peu à court de cash, ne vous inquiétez pas, vous pouvez toujours payer à la part : c'est seulement $125.
Parfait pour les petites fringales.
Pire que la viande de provenance douteuse qui a valu à la chaîne Buffalo Grill une lente descente aux enfers, y'a quoi?
Réponse en images, ou comment une simple vidéo amateur peut ruiner la réputation de Yum Brands, maison-mère de KFC, Taco Bell et Pizza Hut :
Oui, ce sont bien des RATS. Même pas des petits souriceaux qu'on prendrait pour des hamsters. Des vrais rats bien dodus, aperçus par des passants à l'intérieur du KFC/Taco Bell de Greenwich Village, en plein NY, alors que l'enseigne de restauration rapide était fermée.
Grâce à la magie d'Internet, ces images ont déjà fait le tour des chaînes de TV chez nos amis yankees, et entraîné les excuses publiques du patron de Yum Brands, qui assume et dit que c'est bien dommage que cette succursale n'ait pas suivi les impératifs de la chaîne en matière d'hygiène (sic).
Pourtant, la veille de l'enregistrement de cette vidéo incriminante, l'inspecteur du département d'hygiène de la ville avait approuvé l'état de salubrité du restaurant. Autant vous dire que depuis, l'inspecteur a été relevé de ses fonctions, et que toutes les enseignes qu'il a visité sont en train de faire l'objet de revisites express.
Finalement, tout cela n'est pas si étonnant quand on sait que les rats et autres aberrations de salubrité publique sont légion à NY. Mais dans un resto, c'est carrément dégueulasse, non?
A Paris au moins, ce sont des souris qu'on croise très occasionnellement dans les enseignes de restauration. J'en ai personnellement aperçu dans les endroits suivants : Pomme de Pain sur les Champs-Elysées (Paris 8è), La Flamme avenue de Wagram (75008) et le Comptoir du 7ème (75007).
En défaisant mes valises de New York, je suis tombé sur une petite revue fort sympathique, sur la couverture de laquelle on faisait rôtir un bestiau.
Cette revue, c'est Edible Brooklyn, en français Brooklyn Comestible. C'est une revue saisonnière gratuite distribuée dans tout...Brooklyn (de loin l'arrondissement de New York le plus peuplé je vous le rappelle) et qui traite de choses diverses et variées très foodgeek, genre on va fouiller dans le frigo d'un écrivain du coin voir ce qu'il mange, ou on déniche le meilleur bagel de brooklyn ou bien des gens qui refusent de faire appel à des traiteurs pour leur mariage...
Dans ce numéro on remarquera surtout Sweet N' Low, la saga de la saccharine vécue au niveau personnel. Ou comment on peut simultanément bâtir un empire de faux sucre (la saccharine est encore distribuée aux USA) et détruire une famille.
Brook-lyyyyyyyyyyyyn, ton univers impitoyaaaaaaaableuh.
De plus, une grande partie du magazine est téléchargeable en PDF sur le site du magazine.
Par Doug le Chaud,
mercredi 3 janvier 2007 à 12:00
L'odieux, l'ignoble, l'innommable scandale du Mac and Cheese !
Un accident ? Une conspiration ? Qu'importe. Une certitude: un évènement d'une amplitude encore difficilement discernable.
Mais je m'emporte. Et je vous perds.
Donc je récapitule. Aux Etats-Unis, il y a un plat qui s'appelle le Mac and Cheese. C'est des coquillettes noyées dans une sauce fromage bien orange. Donc Mac pour Macaroni et Cheese pour sauce fromageuse orange.
Comme les ingrédients le suggèrent, c'est un plat assez populaire et peu coûteux, assez calorique, pas très équilibré, souvent préparé de manière industrielle et donc, selon mon humble avis, plutôt dégueulasse.
Mais, lecteurs et lectrices, je ne vous écris pas depuis les USA mais depuis New York City! Et à New York City, un Mac and Cheese ça se prend au sérieux.
Au Schiller's Liquor Bar (une brasserie pseudo-French branchouille comme New York les fait si bien) j'ai pu goûter à un Mac and Cheese exécuté à perfection, avec du fromage bien croustillant. Bien indigeste comme il le faut.
Chez S'Mac, restaurant spécialisé dans les Mac and Cheese de tout accabit, j'ai pu gouter un exquis Mac et Figues et Brie fondu.
Dans ces 2 cas, les prix ne dépassaient pas les 10 dollars.
Et là, patatra! (Badabing! en nouyorquais), on nous informe qu'un pôvre petit macophile a dû aligner 55 dollars pour un Mac and Cheese !!!! Et le prix n'était même pas marqué sur le menu!!!!
Bon, pour rester impartial envers le Waverly Inn, le lieu de cette ignominie, il était clairement marquéavec truffes fraîches sur le menu.
Et le macophile concerné devait être très peu gastronome pour croire que c'était du parmesan qu'on soupoudrait sur son plat. Pour se faire pardonner (et lui faire oublier l'affaire), le resto lui a offert plusieurs verres de vin.
Alors hier je vous parlais du méga-magasin M&M's qui s'est installé sur Times Square, en tentant de comprendre exactement quel était l'interêt de cet explosion de merchandising.
La réponse est pourtant simple, il suffit de regarder par la fenêtre de M&M's World.
C'est parce que juste en face de M&M's World, il y a le magasin phare de Hershey's, le géant du chocolat made in USA. Donc si le concurrent ouvre un magasin, faut aussi ouvrir un magasin, nan ?
Et si le concurrent il a des mascottes à la con (en l'instance l'ignoble Kiss de Hershey avec plus de lait que de chocolat),
Faut aussi avoir sa mascotte à la con.
Sauf que chez Hershey's, ils ont un truc que M&M's n'a pas réussi à dupliquer, j'ai nommé la Original Hershey's Machine Gravitationnelle à Chocolat.
En fait c'est juste un toboggan qui fait arriver des chocolats dans un sot.
En me baladant près de Times Squares, l'attrape touriste numero uno à New York, j'ai été happé par le tout nouveau, tout beau, pas fini magasin M&M's World.
Comme vous, chers lecteurs et lectrices, je me suis demandé ce qu'on pouvait bien mettre dans un magasin M&M's, surtout quand il fait 3 étages.
La réponse est plutôt simple. Dans un magasin de 3 étages sur Times Squares dédié aux M&M's, on met pas mal de bonbons M&M's et surtout beaucoup beaucoup de merdes estampillées M&M's.
A la vue du M&M's géant déguisé en John Travolta dans l'entrée, on se demande si on devrait pas rebrousser chemin.
On prend sur soi, on respire bien fort, et on arrive devant les tuyaux dispenseurs de M&M's classés par couleur, certains tuyaux contenants des mix chromatiques thématiques.
Mais après on fait l'erreur de continuer, et là, c'est le drame.
Des tshirts M&M's,
Des caleçons M&M's
Des layettes M&M's
Des jackpots M&M's, des stylos M&M's, des verres M&M's, aaaaaaaaaaaaaah!!!
A l'aide!
J'aimehaineaime New York!
Par Doug le Chaud,
mercredi 13 décembre 2006 à 12:36
Ce qui est bien à New York, quand on veut manger ou boire, c'est que quelque soit l'heure, on a le choix.
2h du matin ? Vas-y pour des frites sauce mangue vietnamienne!
15h ? Aboule la quesadilla et la frozen margarita ! (le cocktail, pas la pizza)
Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, y'a pas que des cochonneries qu'on trouve à toute heure à NY. On trouve aussi des boulangeries végétaliennes ou dans ce cas, des juice bars.
Alors on trouve quoi dans un juice bar ? Et bien on trouve bien sûre plein de fruits frais qu'on choisit, et qui devant ses yeux sont transformés en cocktail liquide délicieux.
MAIS PAS QUE.
Mais pas que, je vous dirais. Vous vous souvenez des boissons fonctionnelles que aux USA ils ont droit de dire ce qu'ils veulent ? Et bien à ma grande surprise, le même endroit peut proposer des jus de fruits hyper naturels et des trucs mélanges protéinés super artificiels.
Hier, pendant que je me faisais préparer un délicieux mélange Kiwi-Pomme-Citron Vert (slurp), je m'attardais sur le rayonnage du fond du juice bar.
Et qu'il y a-t-il sur ce rayonnage ?
Des dizaines de mélanges de fruits + suppléments alimentaires diverses et variés de la marque Liquilicious, au packaging chatoyants....
Vitamine C liquide !!! Puissance des Os !!! Renforcé au Boron !!!!!
Moi ça me fait un peu peur tout ça. Mais c'est en me retournant que j'ai eu le plus gros shock.
Sur la même image, et à moins d'un mètre de mon super cocktail naturellement vitaminé, je lis Spiru-tein, Repas Fort en Protéines, Piña Colada, Poudre de protéine de Soja avec Spiruline, sans OGM et Edition Limitée ???!!!? Hein ?!
Alors quand même depuis la dernière fois, on s'est renseigné un peu plus sur ce que c'est les transgras que c'est pas des transexuels obèses.
Les transgras artificiels, ce sont des ingrédients ajoutés aux pâtisseries+fritures+margarine+sauces dont la digestion stimule la production d'un type particulièrement nocif de cholestérol.
Bien sûr, l'industrie alimentaire proteste (mais mollement, certaines chaînes comme Wendy's et KFC ayant déjà arrêté d'utiliser des transgras), les professionels de la santé se réjouissent, la ville de Chicago trépigne car elle voulait être la première à prohiber les transgras, et les nouyorquais de Gawker se demandent quel sera la prochaine interdiction de l'administration Bloomberg:
Les bébés dans les restos (les bébés ça chiale tout le temps et donc on digère moins bien, donc c'est mauvais pour la santé)
Les restaurants Faux-Français (il y en a légion à New York, et leur esthétique Moulin Rouge à 2 balles fait saigner les yeux, donc c'est mauvais pour la santé)
Les putains de touristes dans les restos (ils ne calculent jamais les pourboires correctement et donc c'est mauvais pour la santé)
New York aime la pizza. Et la pizza aime New York.
Cette semaine, à la une de TimeOut NY, l'équivalent nouyorquais du FigaroScope, un dossier spécial pizza. Comment ? Qui ? Quoi ? Quand ? Pourquoi ? Telles sont les questions que se posent TimeOut.
Au total, une dizaine de pages consacrées à la pâte ronde dans la grande pomme, à commencer par l'histoire de la pizza, le top des pizzerias, les pizzas dites "éthniques"...mais surtout des articles de fond tel qu'on en aurait bien besoin à Paris, à savoir le guide des 22 "Pizzeria de Ray", quelles pizzas sont les meilleures froides le lendemain pour le petit déj (miam!) et bien sûre, les meilleures pizzerias ouvertes à 2h du matin.
Un grand sondage socio nous apprend aussi que les New Yorkers mangent au moins 1 pizza par mois, mais rarement plus de 10, que ce qu'ils préfèrent sur leurz pizzas, ce sont les champignons, que ce qui fait une bonne pizza, c'est la pâte, et que les meilleures pizzas, on les trouve à Manhattan et pas à Staten Island.
Par Doug le Chaud,
vendredi 1 décembre 2006 à 12:00
A l'heure où vous lirez ces lignes, je serais déjà dans l'avion pour New York City, capitale du fooding, où je serais votre correspondant dévoué l'espace de quelques semaines...
Afin de...minimiser le choc des cultures, j'ai un peu préparé mon séjour, regardé les nouvelles tendances culinaires, diététiques et gastrogalactiques afin de les tester pour de vrai de vrai.
Et en regardant les nouveaux restaurants en vogue, j'ai cru tomber dans une faille spacio-temporelle. Et surtout, j'ai revu mes aventures nouyorquaises à la baisse.
Parce que quand je lis qu'un ancien du Café Noir rejoint les propriétaires de Barbès, je me gratte la tête, mais quand je vois que le chef du Café Luxembourg et Odéon ouvre un nouveau bistrot au doux nom de Café Cluny, et que tout ça se passe bien sûr à Manhattan, je me demande si ça vaut vraiment le coup de traverser un océan pour se retrouver face à une blanquette de veau.
Le guide Michelin des restos de NY sort sa deuxième édition. L'an dernier, 110000 exemplaires avaient été vendus, à 85% à des New Yorkais.
Cette année pour la première fois, le guide sera vendu en France.
Rapide survol du palmarès 2007 :
3 des 4 restaurants trois étoiles retrouvent leur statut : Jean Georges, Le Bernardin (dirigés par deux chefs français) et Per Se du Californien Thomas Keller.
Le restaurant d'Alain Ducasse fermant ses portes, il perd ses 3 étoiles et n'est même plus référencé dans les pages du guide.
Au total, le guide recense 520 adresses dont 80 à moins de 25 dollars.