foodgeek | ragots et ragouts

Omnivore Food Festival (OFF) 2008

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Si vous lisez régulièrement ce blog, c'est que vous aussi vous êtes foodgeeks. Inutile dans ce cas de s'étendre sur le pourquoi du comment du OFF.

En revanche, vous êtes en droit d'attendre de votre fidèle serviteur un compte-rendu par le menu des démonstrations culinaires de certains des chefs les plus innovants de notre époque. Malheureusement, les prouesses techniques des uns et des autres me sont un peu passées par dessus la tête. Mon truc à moi, c'est plutôt le feeling.

Voici donc un concentré de mon expérience sur ces deux jours de festival, riche en découvertes et rencontres palpitantes.

- Le lieu
Deauville en février, vidée du 92 d'habitude en force, sous un soleil radieux, c'est tout simplement le pied.

- L'ambiance
Jeune, détendue, conviviale. Nous sommes loin du SIRHA ou du salon Saveurs.... La relative promiscuité rendait le contact facile, aussi bien avec les chefs que les autres festivaliers. Autour du corner Lavazza, les langues se déliaient aisément, et autour du Dive, réunion de vignerons, je ne vous raconte même pas... Apprentis, chefs renommés, gastronomes curieux et avertis : de ce sympathique mélange se dégageait une atmosphère mi-récréative, mi-studieuse, visant à "mettre en commun les idées, les concepts, les expériences pour faire avancer la cuisine, mieux la comprendre et anticiper ses mutations sociétales ou économiques". Rafraîchissant.

- Les démos
Cuisine TV au cube. Pour quelqu'un comme moi (= pas doué de ses 10 doigts pour mitonner), les démos présentaient l'avantage de voir en live la facilité d'exécution de plats qui, sur le papier, s'avéraient complexes. En gros, ce que j'ai retenu (désolée par avance pour la simplification à l'extrême) c'est que :
1/ il faut toujours choisir des matières premières de qualité
2/ penser au goût avant la forme
3/ faire très attention aux cuissons
4/ laisser l'inspiration venir de plaisirs simples : les goûts de l'enfance, les plateaux télé, la nature version soft (les plantes) ou hardcore (les nids d'oiseaux, le dos d'un âne qui sue...).
Comme ça, on a l'impression que j'enfonce des portes ouvertes, mais c'est un fait. A force de vouloir époustoufler autrui, on en oublie les fondamentaux. Et promis, ce n'est pas moi qui le dit!

- Les "Cafés confidences"
Confortablement posés sur un canapé Ikéa, les chefs se sont confiés sans détour au micro de Sébastien Demorand et Luc Dubanchet, avec une honnêteté parfois déconcertante. Les interventions de Pascal Barbot et de Pierre Gagnaire furent à ce titre un pur régal. Le premier prônant la simplicité dans ce qu'elle a de plus évidente et remarquable. L'autre faisant voler en éclat les idées reçues : un grand chef qui dit ne pas aimer la cuisine, vous avez déjà entendu ça, vous?

- Mon classement sans queue ni tête
Mon chouchou absolu : Pascal Barbot, pour sa franchise, son enthousiasme, la justesse d'un discours mené à 2 voix avec son associé, Christophe Rohat, le très serein directeur de salle de l'Astrance.
Mon nounours des Pyrénées : Patrice Gelbart, pour son côté "je fais mon truc dans mon coin avec mes 20 couverts/jour. Le reste, je m'en fous."
Mon pote d'ailleurs : David Chang, parce qu'un coréen de New-York, spécialiste des nouilles japonaises (restaurant Momofuku), qui va sur un marché normand pour acheter des fromages qui puent, ça me plaît.
Mon icône fashion : Andrea Petrini, parce que. Fallait être là.
Mon rescue ranger : 2 flics à Deauville.

Palpitant, je vous dis!

+ de "vrais" compte-rendus :
Ouest France
Clin d'oeil gourmand
Chroniques du Plaisir
AFP
et le très attendu Figaro



Salons Cuisinez et Art Shopping : compte-rendu à ma façon

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Les fidèles entre les fidèles se rappelleront que nous avions annoncé l'année dernière la 1ère édition du salon Cuisinez. A l'époque, ce salon culinaire n'avait pas été accueilli avec beaucoup d'enthousiasme : la liste des sponsors de matériel électro-ménager ne laissant envisager rien de folichon, à moins d'être amateur de démos de blenders, bras éléctroniques et autres outils très relous à nettoyer.

Cette année, l'envie de me retrouver un dimanche dans la foule m'a prise d'un coup. Direction donc le Carrousel du Louvre avec mes tickets "réduction" chipés sur le pare-brise d'une voiture garée dans le coin.

A notre arrivée, nous constatâmes que la guerre des "beaux gosses" n'aurait pas lieu : la démo de Gontran Cherrier venait de s'achever tandis que celle de Cyril Lignac et sa mèche folle commençait.

Après un saut au rayon librairie qui nous permit de disséquer le sublime livre de Jean-François Piège et Patrick Mikanovski, nous sommes allées déguster une tarte croustillante de légumes croquants confits à l'aigre douce et crème glacée à la roquette du chef Pascal Riss. Sartre disait "l'enfer, c'est les autres". Je préciserais, "surtout quand c'est gratuit". C'est quand même dingue que dans ce genre de dégustation, il y ait toujours de vieilles dames qui 1/ poussent les jeunes pour se jeter sur la bouffe 2/ se plaignent qu'il n'y en ait plus alors qu'elles ne paient pas 3/ gardent l'assiette en plastique et la mettent dans leur sac... Fermons cette parenthèse pour saluer cette belle initiative signée des chefs de Génération.C et Cuisinerenligne.fr. Un seul conseil pour l'année prochaine : empêcher l'accès aux vieilles dames.

A l'issue d'une visite minutieuse, plusieurs constats :
- les cours de cuisine sont toujours autant plebiscités par le public, avec ou sans star du placard
- dès qu'il s'agit de faire participer le public, c'est l'engouement : pour preuve, l'Atelier des Chefs et leur animation autour des crêpes. Incroyable de voir autant de gens faire la queue pour verser une louche de pâte à crêpe sur une machine à crêpes...
- yoocuisine, la nouvelle web TV sucrée salée frappe fort avec son immense espace démo
- les démonstrateurs de robots ménagers ne rivaliseront jamais avec la virilité des producteurs basques et corses...
- avis aux tenanciers de sex-shops : l'arrivée iminente d'un nouveau produit sur leur marché, le tablier de cuisine.

Après le Salon Cuisinez, petit saut au salon Art Shopping, toujours au Carrousel du Louvre. Là, une très belle découverte : le travail du photographe Christopher Deeds. Ses oeuvres se situent entre la photo et l'aquarelle, magnifiant avec poésie fenouil, oignon et autre chou romanesco. Un enchantement!!!



Quand boulangerie rime avec trop mimi

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Chers amis,

Comme certains d'entre vous l'auront peut-être remarqué, ça fait un bail que votre cookie préférée n'a rien écrit sur ce blog. Mea culpa!

Pour me racheter, je vous ai ramené une petite surprise du SIRHA (Salon International de la Restauration, de l'Hôtellerie et de l'Alimentation) de Lyon, qui a fermé ses portes hier.

Il s'agit de réalisations entièrement faites en pain à l'occasion du 1er Mondial du Pain organisé par les Ambassadeurs du Pain dans le cadre du SIRHA. Ci-dessous, les créations des équipes du Japon, de la France, de l'Algérie, et de la Suisse.

C'est pas trop kawaï tout ça?




Foie Gras mais Libre

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Le Foie Gras, ça ne fait pas le bonheur de tout le monde.

Aux USA et dans d'autres pays, on s'intéresse de plus en plus pour des raisons éthiques et nutritionelles au traitement des animaux, qu'il s'agisse de l'environnement dans lequel ils sont élevés ou la manière dont ils sont tués.

Bien sûr, le foie gras est la cible la plus fréquente des critiques du traitement des animaux, des critiques qui ont mené dans certains cas à l'interdiction pure et simple.

Alors y'a ceux qui disent "wah, y'a que des végétariens aigris pour vouloir casser le foie gras" (surtout les français) et puis ceux qui se rendent comptent que parmi les critiques il y a des amateurs de foie gras qui se posent toutes sortes de questions éthiques sur l'engraissement forcé des animaux.

Tous les éléments étaient donc en place pour une guerre du foie gras. Mais qui eu deviné que la première salve viendrait d'Espagne ?

Les Espagnols ont ainsi remporté avec leur Patería de Sousa, un foie gras anti-engraissement forcé, le prix "Coup de Coeur" de la Foire Internationale Alimentaire de Paris. Leur secret ? Ils tuent les animaux juste avant leur migration programmée vers le sud, à un moment où ils se sont engraissés d'eux-mêmes pour le voyage.

Bien sûr, les producteurs de foie gras français dénoncent ce procédé et refusent de considerer Patería de Sousa comme du foie gras.

Les Français sont-ils en train de se laisser piquer le foie gras par entêtement ?
Une seule chose parait certaine: un jour il n'y aura plus de place sur les emballages des produits alimentaires pour nous raconter toutes les provenances des différents ingrédients et autres normes de sécurité, qualité, élevage ou commerce équitable.



Salon Saveurs

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Que faire ce week-end hormis courir/mourir dans les grands magasins à la recherche des cadeaux de Noël?

Eh bien vous pouvez faire un petit tour par le Salon Saveurs qui se tient jusqu'au 4 décembre Porte de Champerret.

A défaut de trouver la nouvelle Barbie ou le Trivial Pursuit spécial gastronomie (j'espère que ma maman a bien compris ce qu'elle devait m'offrir cette année!!!), vous pourrez faire votre marché ou glanez des idées pour votre repas de fêtes.

Salon Salons des Plaisirs Gourmands
Quand : du 1er au 4 décembre 2006
Où : Paris, Espace Champerret
Les heures d'ouverture :
vendredi 1er : 10h à 22h
samedi 2 et dimanche 3 : 10h à 20h
lundi 4 : 10h à 19h

Billet d'entrée à 8 euros